À la (re)découverte de 6 arts martiaux africains

Et des valeurs dont ils font la promotion

lutte senegalaise plage

Quand on parle d’arts martiaux, on pense plus souvent à des disciplines comme le taekwondo coréen, le kung fu chinois ou encore le judo japonais. C’est normal, car ils ont bénéficié de dizaines d’années de promotion à travers les films d’action. Quand il s’agit de l’Afrique, on ne pense qu’à la lutte. A tort, car il y en a bien plus. En voici 6.

Le Dambe

dambe pied

Le Dambe est un art martial traditionnellement pratiqué par les organisations de bouchers, en région haoussa. C’est un test de courage, un rite de passage pour le mariage, et un entraînement à la guerre.

Ce style de boxe ouest-africain jouit d’une très grande popularité au Nigeria, dans le sud du Niger et du Tchad.

Le Dambe est un sport de combat où les deux combattants peuvent donner des coups, des deux pieds à leur adversaire, avec la tête, et un seul poing.

Celui-ci est appelé « lance », tandis que l’autre poing est appelé bouclier et n’est utilisé que pour bloquer ou parer les coups de l’adversaire. Le poing « lance » est lacé avec une corde.

La lutte traditionnelle

lutte senegalaise

La lutte traditionnelle vient également d’Afrique de l’Ouest. Elle est pratiquée au Nigeria, au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Gambie.

Pour remporter un combat, il faut mettre son adversaire à l’extérieur d’un anneau ou le renverser. Certaines règles peuvent varier d’un pays à l’autre. C’est le cas du poinçonnage qui n’est pas autorisé partout ou de la frappe qui est permise au Sénégal.

Le Ngolo

engolo

Encore appelé Engolo, il est pratiqué autour de la zone de la rivière Cunene en Angola du Sud. D’après certains historiens, ce sport de combat faisait partie d’un rite de passage pour les jeunes des tribus situées dans la région.

Cet art martial repose sur le mouvement des jambes. Les coups de pieds et balayages de jambe sont une partie essentielle pour terrasser son adversaire.

C’est ce sport de combat que les déportés africains emporteront avec eux et qu’on retrouve dans la diaspora sous la forme d’arts martiaux brésiliens comme la capoeira.

L’Istunka

itsunka

L’Istunka est pratiqué lors d’un festival à Afgooye en Somalie qui se tient pendant la nouvelle année somalienne. Dans le passé, les combattants portaient des armures et se battaient à armes réelles.

De nos jours, ils utilisent des bâtons. Ce style de combat est pratiqué depuis le 17e siècle à l’époque du sultanat somalien de Geledi.

Le Musangwe

musangwé

Le Musangwe est un combat qui vient d’Afrique du Sud. Il se pratique au moyen de coups de poing, coups de tête, gifles, coups de genou.

Le peuple Venda, qui comprend divers groupes ethniques, pratique cet art martial depuis des siècles. Les combats ont lieu dans la vallée de Chifude depuis sa création.

Lutte Nuba

NUBA

Ce style de lutte ancestral est populaire au Soudan du Sud. Les Nuba le pratiquent depuis des siècles. Comme d’autres formes de lutte, l’objectif est de mettre son adversaire sur le dos.

Auparavant, les lutteurs se battaient nus. Aujourd’hui, par souci de pudeur, ils prennent la peine de se vêtir en short et t-shirts.

Les lutteurs les plus jeunes sont formés par d’anciens champions et il y a un système de communauté de partage de talents. La plupart des tournois ont lieu lors des festivités de plantation et de récolte.