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Wangari Maathai, la femme qui prenait soin de la nature

L’écologie est la question principale de notre époque. L’humanité doit réformer sa relation avec la nature, si elle veut continuer à vivre sur la planète Terre. Pourtant, les dirigeants et les citoyens du monde sont loin de saisir l’urgence du sujet.

En Afrique, les initiatives écologiques et solidaires sont timides et ne mobilisent pas encore les populations. Il y a énormément de choses à faire. Cela passe forcément par un leadership éclairé et par des alliances citoyennes fortes. 

Les exemples dans ce sens ne sont pas nombreux, mais il existe un héritage, des hommes et des femmes déterminés, qui mènent le combat écologique. Parmi eux, Wangari Maathai reste la figure la plus importante. Décédée en 2011, cette femme a été de toutes les luttes pour la protection de la nature.

Son histoire est juste exceptionnelle. Née en 1940 dans un village Kikuyu, au Kenya, elle se bat, avec l’aide de sa mère pour mener des études primaires et secondaires, durant la période de domination coloniale, où les femmes étaient exclues du système scolaire. A force de courage et d’abnégation, elle parvient à décrocher son diplôme de fin de cycle secondaire et part continuer ses études aux Etats-Unis. Elle devient, en 1971, l’une des premières femmes du continent titulaires d’un doctorat, après avoir été la première femme d’Afrique de l’Ouest à avoir obtenu une licence en biologie en 1964.

Wangari Mathaai mènera le combat pour le respect de la nature en plantant des arbres et en se battant contre la politique du gouvernement kenyan de Daniel Arap Moi, coupable à ses yeux d’ethnicisme, de dictature, et de destruction des espaces naturels et vitaux. Elle en paie le prix fort, en étant emprisonné plusieurs fois et en échappant à des tentatives d’assassinat. Elle divorce même avec son mari, qui lui reproche son engagement. Wangari Maathai se battra, néanmoins, jusqu’au bout pour ses idées, tout en éduquant ses trois enfants. 

L’histoire sourit toujours à ceux qui se sacrifient pour la dignité humaine et pour les causes nobles. Wangari Maathai sera élue à l’Assemblée nationale, puis deviendra ministre lors de la chute du régime de Daniel Arap Moi. Elle se verra attribuer le prix Nobel de la paix en 2004. Respect !