BOOBA
in

BOOBA : Top 8 d’une discographie pour l’éternité

De son vrai nom Elie Yaffa, le Franco-Sénégalais est pour beaucoup le plus grand rappeur français de l’histoire. Une discographie très longue, une capacité d’adaptation et de réinvention à travers le temps. Le duc s’impose à travers toutes les époques. Il est aujourd’hui mêlé à de nombreux conflits avec d’autres rappeurs, mais comme il l’a dit sur les paroles d’OKLM, sa carrière est incroyable.

A lire aussi : Booba : Instagram, CV et piraterie

Pitbull (2010)

Sur un sample de « Mistral Gagnant » de Renaud, on est, face à un son introspectif, vrai, émouvant. Ce ne sera pas le seul dans sa carrière, mais évidemment le meilleur. Parlant coup sur coup de sa jeunesse difficile, de la prison. « Comment ne pas être un pitbull quand la vie est une chienne. » Entre racisme, petite criminalité, difficultés familiales. Du reste ce titre montre bien qu’à travers la violence exutoire de ses textes se dégage tout de même une mélancolie, une sensibilité. Et ça c’est merveilleux.

Repose en Paix (2002)

Grand classique du rap français. Booba utilise dans ce son le mieux ses métagores. Le son est à écouter et réécouter pour discerner les fantastiques réseaux de vers et de punchlines dont certaines sont les plus marquantes du rap français. « Repose en Paix » est bel et bien « un puzzle de mot et de pensées ».

No10 (2004)

Dans cet autre classique, Booba aborde sa domination du rap game sous la métaphore sportive qu’il file tout le long de la chanson. Il revendique fièrement son statut d’indépendant, et d’affranchi.

Attila (2015)

Un couplet unique, vif et sanglant. Une fois de plus, le rap est brandit comme une arme de poing. L’afflux de sonorités gutturales couplées aux insultes qui fusent rendent le tout ultra agressif, plus proche de la street.

Scarface (2011)

L’un de ses titres les plus cinématographiques, le titre évidemment joue en ce sens. Un storytelling dramatique : une amourette impossible entre un gangster et une femme. Le mal-être engendré par l’impossibilité du choix : le crime, les filles et l’argent facile, la solitude contre la vie rangée et la femme de rêve. Aussi dansant que sombre. Une totale réussite.

Génération Assassin (2015)

Un titre coloré et violent qui rappelle la filiation ancienne de la plume de Booba avec le groupe Assassin, et l’ancre aussi dans une pure perspective moderne puisqu’il s’agit d’un son typique de la trap tendance.

 Boulbi (2006)

« Petit prince du hardcore

Je démarre au quart comme un raptor

Je suis tatoué je vais mourir avec

Un flingue dans la cervelle je me nourris avec

L’état fait tout pour nous oublier

Si je traîne en bas de chez toi je fais chuter le prix de l’immobilier

Ouais mec bidon d’essence allumettes

T’y vois pas clair sans mon fusil à lunette »

Petite fille (2017)

Un son extrêmement introspectif et fort. Ici Booba s’adresse à ses enfants, particulièrement à sa fille dans une sorte de « Mistral Gagnant » du rap. Il y expose sa vision du monde, les épreuves parcourues. Il prévient quelque part ses enfants et au terme d’un dernier couplet egotripesque, il dédie quelques vers très puissants à ceux pour qui il se « bat ». C’est très finement écrit et il faut bien l’avouer le morceau est assez émouvant.