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Vers une présidentielle sans violence en RDC

Après 17 ans au pouvoir, il est temps pour Joseph Kabila de céder le pouvoir. Après avoir succédé à son père, suite à la mort de ce dernier en 2001, puis élu président en 2006 et réélu en 2011, son dernier mandat a expiré depuis maintenant deux ans. Le président Kabila n’est plus autorisé à se présenter, du fait de la limitation des mandats présidentiels, à deux, par la Constitution. Il devra ainsi quitter le pouvoir au lendemain de l’élection présidentielle prévue pour le 23 décembre 2018. Une occasion pour revenir sur le passé politique de la RDC.

De Joseph Kasa-Vubu à Mobutu

mobutu

Joseph Kasa-Vubu a été le premier président de la République du Congo à l’indépendance de ce dernier en 1960. Il dirigea le pays dans un contexte de crise politique qui sera aggravée par sa rivalité avec son Premier ministre, Patrice Lumumba. 

Il subit plus tard un coup d’Etat organisé par l’ancien secrétaire d’État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba, Mobutu Sese Secko. Ce dernier instaure un régime autoritaire à parti unique et renomme le pays le Zaïre. À partir de 1986, le Zaïre sombre dans une crise économique après que les méthodes du régime de Mobutu aient échoué.

À sa mort, son pouvoir est renversé et dirigé par Laurent-Désiré Kabila.

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Patrice Lumumba, le héros des Congolais

patrice lumumba

Un héros national congolais, et même africain. Lumumba est l’une des premières figures indépendantistes du pays. Il fut le premier Premier ministre de la République du Congo et injustement révoqué par le président Joseph Kasa-Vubu qui l’a accusé de vouloir entretenir l’anarchie en poussant les militaires à la révolte. 

Il est assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga et fait « héros national » par le Général Mobutu en 1966.

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Le règne des Kabila

laurent kabila

C’est en 1997, à la fin de la première guerre du Congo que le chef rebelle, Laurent-Désiré Kabila prit le pouvoir après avoir chassé Mobutu. Il redonne au pays son nom d’origine, la République démocratique du Congo et change aussi la devise et l’hymne national du pays. Il est abattu en janvier 2001 par un membre de sa garde. 

10 jours plus tard, le numéro deux de l’armée, qui n’est personne d’autre que son fils, Joseph Kabila lui succède sur décision du comité de crise qui dit suivre les volontés du président décédé. Kabila fils est réélu en 2006 puis en 2011. 

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Kabila un troisième mandat maquillé

joseph kabilaa

En 2015, l’assemblée congolaise adopte un projet de loi qui permet de repousser les élections, entraînant des émeutes dans le pays. La cour constitutionnelle lui permet ainsi de rester au pouvoir. C’est le 5 novembre 2017 que la Commission électorale indépendante annonce la tenue de l’élection pour le 23 décembre 2018, 2 ans après la fin du mandat de Kabila. 

Cette élection présidentielle représente l’espoir du peuple congolais d’assister à la première transmission de pouvoir sans effusion de sang depuis l’indépendance.

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