Un vent de paix souffle-t-il sur l’Afrique ?

enfant pour la paix

Après la réconciliation entre l’Erythrée et l’Ethiopie, on a eu droit à un accord de paix au Soudan du Sud et à la libération de Simone Gbagbo en Côte d’Ivoire. Depuis à peine 2 mois, de nombreuses actes sont posés en faveur de la paix dans différentes parties du continent. La guerre aurait-elle décidé de quitter l’Afrique ?

L’accord de paix au Soudan du Sud

accord de paix soudan du sud

5 années de guerre civile ont secoué le plus jeune Etat du monde. À plusieurs reprises, des accords avaient été signés. Malheureusement, ils se sont soldés par des échecs.

Le dernier en date prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale, avec des membres des 2 camps ennemis. Un accord qui enthousiasme le président du Soudan du Sud. Celui-ci estime que c’est le premier qui ne leur soit pas imposé.

Bientôt une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire ?

simone gbagbo libre

En dépit d’un dynamisme économique constant depuis près de 10 ans, la réconciliation entre les fils et les filles de la nation ivoirienne n’a jamais pu être atteinte.

Les tentatives du pouvoir en place depuis 2011, comme la création de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation, n’ont donné aucun résultat probant.

Les partis de l’opposition ont toujours posé la libération de leurs leaders comme condition sine qua non à une paix véritable. Ce que la coalition au pouvoir avait refusé, jusqu’au lundi 06 août.

Dans son discours à la nation, à la veille du 58e anniversaire du pays, le président Alassane Ouattara a annoncé l’amnistie de 800 prisonniers dont l’ex première dame Simone Gbagbo.

Une décision saluée à travers le monde par tous ses détracteurs et qui va sans doute faire bouger les choses.

Une vague de paix menacée par les élections présidentielles

katumbi moise

Il suffit d’observer les évènements au Mali et en RDC pour ne pas vouloir crier victoire trop tôt. En effet, les résultats du premier tour de la présidentielle, au Mali, sont contestés par l’opposition qui a demandé la récusation de la Cour constitutionnelle et exigé la démission du ministre en charge de l’organisation des élections.

En RDC, Moïse Katumbi, opposant au pouvoir Kabila, s’est vu officiellement refuser l’entrée dans le pays. Il est donc dans l’incapacité de s’inscrire en tant que candidat à l’élection présidentielle.