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Sénégal : ONU Femmes commémore les héroïnes de l’ombre

ONU femmes, l’entité des Nations Unies chargée de l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme est en train d’abattre un travail remarquable au Sénégal. Après la campagne Doyna qui avait pour but de dénoncer les violences faites aux femmes, place à l’open mic, une initiative qui donne la parole aux marginalisées de la société afin de mettre en lumière les défis et problèmes qu’elles rencontrent au quotidien.

Doyenaheforshe

oumy ndour

Doyena a été lancée en fin novembre dans le but de dénoncer les violences faites aux femmes. Des artistes, animateurs télés, acteurs du monde culturel avaient décidé d’unir leurs forces et d’apporter bénévolement leur image à ce combat, mené en collaboration avec ONU Femmes et sous la coordination de la styliste sénégalaise « So’Fatoo« . Ce qui fait la particularité de la campagne « Doyena« , qui veut dire « ca suffit » en wolof, c’est qu’elle compte aussi bien des femmes et des hommes qui indépendamment du genre, croient en la nécessité de ce combat pour un monde plus humain, plus juste. D’ailleurs à ce propos NYU du groupe Maabo disait :  » les hommes doivent avoir plus de compassion pour les femmes dans les foyers, dans le milieu professionnel et partout ailleurs ». La designer Fatima Zahra Ba va plus loin et milite pour : « 7 milliards à réaliser, à comprendre, et surtout à croire que nous naissons libres et égaux en droits et en devoirs ».

fada freedy

Open Mic pour les femmes marginalisées

onu femmes

Comme le nom l’indique l’open mic a pour but de donner la parole et de mettre en lumière les maux souvent tus. Il s’agit d’un plaidoyer pour toutes les femmes, victimes de violences, mais c’est surtout mettre en exergue ces femmes qui malgré les difficultés qu’elles rencontrent dans leurs milieux respectifs, imposent le respect et sont une source d’inspiration pour tous. Ce panel, qui est coordonné par Aicha Awa Ba, membre du bureau régional ONU Femmes Afrique en cette journée internationale des femmes, comptera sur la contribution des écrivaines, activistes, actrices, membres de la police, photographes, slameuses, blogueuses… Ce qui fait la particularité de l’open mic, c’est qu’il expose les héroïnes de l’ombre, celles qui se battent au quotidien pour leurs droits ou convictions et sont peu connus. L’événement aura lieu dans un endroit mythique, le musée de la femme Henriette Bathily à la place du souvenir à 16 h. 

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