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Le président Ghanéen veut promouvoir le français dans son pays

Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, depuis son arrivée au pouvoir en 2017, a insisté pour que les ghanéens apprennent le français. Pour lui, la langue de Molière doit être la deuxième langue officielle de son pays.

En 1957, le Ghana a été l’une des premières colonies britanniques d’Afrique subsaharienne à accéder à l’indépendance. L’anglais y est la langue officielle. Néanmoins, ceux qui ont eu a suivre des études de formation apprennent à parler l’anglais parallèlement à la langue régionale. Le gouvernement ghanéen a décidé d’adopter le français comme seconde langue officielle. « Notre objectif est de vivre un jour dans un Ghana bilingue, c’est-à-dire l’anglais et le français, ainsi que nos propres langues autochtones », avait dit le président de la République du Ghana lors du sommet de la francophonie en 2018.

Le français est désormais la cinquième langue la plus parlée au monde, et d’ici 2050, 80 % des 700 millions de ses locuteurs se trouveront en Afrique. Les pays voisins du Ghana ont le français comme langue officielle, et dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), huit pays membres sur 15 sont francophones. Ainsi, en faisant du français une seconde langue, le Ghana pourrait tirer un avantage économique avec les pays voisins.

Cependant, certains critiques disent que le gouvernement ghanéen privilégie une langue étrangère par rapport aux cinquante langues locales, dont certaines sont en train de mourir. Selon une étude de 2012, les linguistes estiment que au moins une douzaine de langues ghanéennes ont disparu au cours du siècle dernier.

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