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Un centre de recherche kényan veut développer le premier anti-venin d’Afrique de l’Est

Au Kenya, on estime que 15 à 25 personnes perdent la vie chaque jour des suites d’une morsure de serpent. Des personnes qui auraient pu être sauvées s’il y avait des anti-venins dans le pays. Ainsi, le KSRIC (Kenya Snakebite Research and Intervention Centre) a décidé de changer la donne en développant le premier anti-venin de la zone.

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Une solution pour toute l’Afrique de l’Est

KSRIC

Au Kenya et dans les pays voisins, on dénombre 70 000 morts chaque années liés aux morsures de serpent. Généralement, les personnes les plus chanceuses finissent avec un membre amputé, ce qui les handicapent pour le reste de leur vie.

Si rien n’est est fait, les choses vont empirer car les changements climatiques et la déforestation réduisent l’habitat naturel des reptiles et les poussent à se rendre dans les zones habitées par les êtres humains.

Pour ne rien arranger, l’Afrique de l’Est abrite des espèces qui comptent parmi les plus dangereuses de la planète comme le mamba noir, la vipère heurtante, le python de Seba et 4 familles de cobras.

Par ailleurs, les centres de santé sont généralement très loin au moment de la morsure et les stock d’anti-venin inexistants. Les choses devraient bientôt changer grâce au KSRIC, un centre financé par l’Ecole de Médecine tropicale de Liverpool.

D’ici 5 ans, il lancera le premier anti-venin de la région. Il sera abordable et ne devrait pas coûter plus de 100 dollars. De quoi permettre aux foyers les plus humbles d’y avoir accès.