Pape Diouf
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Les célèbres phrases de Pape Diouf

Âgé de 68 ans, Mababa Diouf, dit Papa Diouf ou Pape Diouf s’en est allé hier soir des suites du virus du covid-19. Cette nouvelle a marqué toute la planète, plongeant spécialement le monde du sport dans une profonde tristesse. Ex-président de l’Olympique de Marseille, journaliste sportif, mais également agent de joueurs, l’homme avait plusieurs casquettes. Il était connu pour son grand sourire, son regard attachant, mais également son sérieux, sa droiture et son franc-parler.

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  • « Un vrai principe doit avoir une contrepartie. Un principe qui n’a pas de contrepartie est un préjugé. Dire à son patron ‘’merde ‘’ par principe, la contrepartie est qu’il peut vous mettre dehors. Si vous lui dites quand même merde, c’est que vous avez des principes et vous y tenez. Ma ligne directrice dans ma vie était d’aller le plus loin possible dans mes objectifs, mes principes me permettaient de conserver ma dignité. »

Pape Diouf

Interviewer à ce moment sur la difficulté de vivre dans un monde du football parfois très hypocrite, il parlait de ses principes qui lui avaient permis de faire les bons choix

  • « Dans un pays fermé comme la France, il n’y a pas un seul Noir ou Arabe à la tête d’une entreprise du CAC 40 ou d’un ministère régalien, à Taubira près. Si je peux démystifier les clichés et montrer que les Noirs ne sont ni meilleurs, ni pires que les autres, alors je serai heureux ».

À propos de son envie de réussir quand il était président de l’Olympique de Marseille de 2005 à 2009

  • « Je me sens profondément Sénégalais. La double culture, ce sont deux mondes différents qui s’interpénètrent. C’est d’abord l’acceptation de l’autre, puis la compréhension et la connaissance de la meilleure partie de l’autre. À l’inverse, le rejet – et n’ayons pas peur des mots, le racisme – naît souvent de l’ignorance. J’en suis un exemple vivant. »

Pape Diouf France
À propos de sa double culture et de comment il voyait la chose.

  •  « J’ai appris à lire dans les journaux sportifs. Je lisais Football Magazine étalé sur mes genoux pendant que l’instituteur nous servait des « nos ancêtres les Gaulois ». C’est le sport qui m’a donné le goût de la lecture. »

À propos de sa première passion, le journalisme

  •  « Je n’ai pas peur que l’on m’oublie. L’essentiel est que mes enfants et ma famille ne m’oublient pas. Le reste, je m’en fous complètement. Chez certains grands hommes que j’ai admirés, j’ai toujours été intrigué, et même étonné de cette volonté farouche de vouloir entrer dans l’histoire. Moi, ça m’est complètement égal. Si je peux avoir laissé à mes enfants et à mes petits-enfants, ma fille aînée m’en ayant déjà donné deux, un certain type d’enseignement qui a pu leur servir positivement dans la vie, c’est l’essentiel. »

Sur sa relation avec sa famille et le regard que le monde pouvait avoir sur lui